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السبت، 2 ديسمبر 2017

Cours 9 Urbanisme Laghouat: Les transports urbains

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module : urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA

Cours 9: Les transports urbains

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INTRODUCTION :

La voiture est le moyen de transport le plus préconisé, toutefois son utilisation favorise le bruit, la pollution et exige la mobilisation de surfaces importantes pour la circulation et le stationnement, ainsi, l’utilisation intensive de la voiture dans la ville est contradictoire à l’esprit du développement durable qui recommande l’utilisation avec modération des ressources non renouvelables.
La voiture qui n’est bénéfique que pour son utilisateur occasionne beaucoup de nuisances pour les autres, d’où la nécessité de penser à un mode de transport urbain plus adapté à l’environnement et qui garantit les déplacements souhaités.

I) LA PERFORMANCE DU TRANSPORT URBAIN :

Pour être compétitif, le transport urbain doit satisfaire à des conditions à savoir :

1) La disponibilité :

Le transport urbain est pratiqué sur le réseau de voirie pour cela la disponibilité est conditionnée par le dimensionnement correcte du réseau de voirie ainsi que la hiérarchisation convenable des voies avec surtout la minimalisation des point de conflit.

2) Le confort et la sécurité :

Pour être confortable et sécurisant, il est nécessaire que le transport urbain se fasse par des moyens de transport récents et répondant aux normes de sécurité. 

3) Le coût :

Le coût des déplacements urbains constitue un facteur déterminant dans la réussite d’une politique de transport urbains, et dans certains pays en voie de développement le coût constitue le facteur le plus déterminant notamment que le trajet urbain n’est pas long ce qui incite souvent les usagers à favoriser le coût au détriment du confort et de la sécurité

II) LES MODES DE TRANSPORT URBAIN :

Le transport urbain se fait par plusieurs modes à savoir :
  • Les moyens à forte capacité à savoir : le métro, le train.
  • Les moyens à faible capacité : le bus, le trolley, le tramway, le téléphérique, le funiculaire.
Actuellement en Europe et devant l’utilisation de plus en plus fréquente des rollers, ce moyen de transport est pris en compte dans les modes déplacement.

III) LES INSTRUMENTS DE GESTION DU TRANSPORT URBAIN :

Pour bien gérer le réseau des transports urbain, chaque ville doit être dotée d’un plan de déplacements urbains (PDU) qui est composé de deux plans :
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1) LE PLAN DE CIRCULATION :

Le plan de circulation précise le sens de circulation à travers toutes les voies urbaines.

2) LE PLAN DE TRANSPORT :

Une politique réussie des transports urbains doit inciter les usagers à préférer les transports en commun à la voiture personnelle et pour cela il faut que le réseau des transports urbains réponde aux conditions suivantes :
  • Assurer une bonne couverture spatiale ;
  • Minimiser les correspondances ;
  • Assurer une bonne fréquence et une bonne régularité ;
  • Disposer d’une bonne structuration du réseau. 
Le transport en commun sur site propre notamment le métro constitue la solution qui regroupe l’ensemble de ces conditions par conséquent c’est le mode de déplacement le plus adaptée à la ville, toutefois son coût élevé ne permet pas de généraliser ce mode de transport. 

IV) LES MOTIFS DE DEPLACEMENTS :

Les motifs de déplacement sont variés, les habitants se déplacent dans la ville pour plusieurs motifs toutefois nous pouvons distinguer trois motifs de déplacement principaux à savoir :

1) LE DEPLACEMENT DOMICILE-TRAVAIL :

Ce motif est toujours important, mais se pratique à des heures bien déterminées qui sont les heures de pointe et avec une fréquence constante à savoir 4 fois par jour ou 2 fois par jour selon l’éloignement du lieu de travail.
Ce mode de déplacement se caractérise par une utilisation intensive des moyens de transports pendant les heures de pointe. 

2) LE DEPLACEMENT DOMICILE-COMMERCES ET SERVICES :

Pour ce type de déplacement, il faut distinguer les commerces et les services du centre ville qui attirent parfois une population suburbaine des commerces et des services quotidiens qui n’attirent que la population riveraine ce qui ne nécessite pas toujours l’utilisation des moyens de transport urbains.

3) LE DEPLACEMENT DOMICILE – AUTRES DESTINATIONS

Ce type de déplacement est un peu particulier dans la mesure où il s’opère plus fréquemment pendant le week-end et les jours fériés et loin des heures de pointe pendant les autres jours ce qui complique le calcul des prévisions de déplacement contrairement aux deux modes précédents dont le calcul est relativement facile.

V) LES TYPES D’ENQUETES :

Le transport urbain étant un service, il faut parvenir à l’adéquation entre l’offre et la demande, et pour cela les spécialistes procèdent à des enquêtes sur les lieux qui à savoir l’enquête ménage et l’enquête origine destination.

1) ENQUETE MENAGES :

L’enquête ménage consiste à faire du porte à porte afin de collecter toutes les données relatives aux déplacements après avoir décomposer la ville en secteurs et en zones homogènes et ceci pour disposer d’un état des lieux fiable pouvant servir à une planification correcte des déplacements urbains.
Cette planification permettra de repartir convenablement les lignes ainsi que les moyens de transport pour qu’un bon service soit assuré. 
Il y’a lieu de noter que ce type d’enquête est très fiable, toutefois il nécessite une grande mobilisation des moyens ainsi qu’une durée relativement importante.

2) ENQUETE ORIGINE-DESTINATION :

L’enquête origine – destination est moins contraignante toutefois moins fiable, elle consiste à faire des enquêtes au niveau des nœuds importants ainsi qu’au niveau des arrêts pour avoir une idée sur le nombre et le motif des déplacements urbains. 

REMARQUE :

Pour la majorité des villes algériennes, et en l’absence de système de transports urbains sur site propre (métro, tramway), la réservation d’un couloir pour le bus reste une solution efficace et peu coûteuse qui garantit un déplacement fluide pour le bus loin des aléas de la circulation notamment avec l’accroissement spectaculaire du parc automobiles en Algérie et le surpeuplement des grandes villes.

Cours 8 Urbanisme Laghouat: Le cadre institutionnel et juridique de la planification physique en Algérie

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module : urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA - Le 04/05/2009

Cours 8 : Le cadre institutionnel et juridique de la planification physique en Algérie

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INTRODUCTION

La planification physique se fait à travers plusieurs étapes qui prend en charge chacune un niveau de préoccupations de l’aménagement selon qu’il s’agisse de l’urbanisme général ou de l’urbanisme opérationnel. 
L’urbanisme général prend en charge les préoccupations majeures de l’aménagement du territoire qui vise l’utilisation optimale de l’espace national par la structuration judicieuse des activités économiques et des ressources humaines ainsi que l’exploitation rationnelle des ressources naturelles notamment les ressources rares. 
L’urbanisme opérationnel prend en charge les préoccupations de mise en œuvre des options d’aménagement dégagée par l’urbanisme général.
Il est important de retenir que l’urbanisme général et l’urbanisme opérationnel sont complémentaires et s’inscrivent dans la même politique d’aménagement du territoire.

I) LE CADRE INSTITUTIONNEL ET JURIDIQUE :

En Algérie, l’urbanisme est régi par un dispositif juridique important constitué par :
  • La loi 87 - 03 du 27Janvier 1987 relative à l’aménagement du territoire qui a mit en place les instruments de l’urbanisme général à savoir le SNAT, le SRAT, le PAW, et le PAC qui seront définis ci-après dans ce cours 
  • La loi 90 - 29 du 1 Décembre 1990 relative à l’aménagement et à l’urbanisme qui a mit en place les instruments de l’urbanisme opérationnel à savoir le PDAU et le POS qui seront définis ci-dessous.
Cette loi dispose pour son application de quatre décrets exécutifs :
  • Décret 91-175 du 28 Mai 1991 définissant les règles générales d’aménagement, d’urbanisme et de construction ;
  • Décret 91-176 du 28 Mai 1991 relatif aux actes d’urbanisme ;
  • Décret 91-177du 28 Mai 1991 relatif au PDAU ;
  • Décret 91-178 du 28 Mai 1991 relatif au POS 

II) LES INSTRUMENTS D’AMENEGEMENT ET D’URBANISME :

La planification physique se traduit par des schémas ou des plans d’urbanisme élaborés à des échelles différentes dans un ordre décroissant appelés instruments d’aménagement et d’urbanisme conformément au schéma suivant :

1) URBANISME GENERAL

a) Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT)

Le SNAT couvre l’ensemble du territoire national, c’est un schéma qui fixe les orientations et les prescriptions stratégiques fondamentales d’aménagement ainsi que les actions ayant un impact national. 

b) Schéma Régional d’Aménagement du Territoire (SRAT)

Le SRAT couvre une partie du territoire national, c’est un schéma qui fixe les options d’aménagement pour chaque région qui contient plusieurs wilayas ainsi que les actions ayant un impact régional. 

c) Plan d’Aménagement de Wilaya (PAW)

Le PAW couvre le territoire d’une wilaya, c’est un schéma qui fixe les options d’aménagement et les actions ayant un impact intercommunal 
Plan d’Aménagement de Wilaya (PAW) 

d) Plan d’Aménagement de la  Commune (PAC) (PAW)

Le PAC couvre le territoire de la commune, c’est un schéma qui fixe les options d’aménagement et les actions ayant un impact communal 

2) URBANISME OPERATIONNEL

a) Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme PDAU)

Le PDAU couvre le territoire de la commune, c’est un outil de gestion urbaine et de planification spatiale. 
Le PDAU divise le territoire de la commune en quatre secteurs : SU, SAU, SUF, SNU.

b) Plan d’Occupation au Sol (POS)

Le POS qui s’inscrit dans le cadre du PDAU couvre une partie du territoire de la commune, il se traduit par un règlement qui fixe le droit d’usage du sol.

III) LES INSTRUMENTS D’URBANISME :

Les instruments d’urbanisme sont constitués du plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) et du plan d’occupation au sol (POS)
Les instruments d’urbanisme définissent les orientations fondamentales relatives à l’usage du sol et fixes les prévisions d’usage du sol.

1) LE PDAU :

Le PDAU est le Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme, c’est un instrument de planification spatiale et de gestion urbaine il fixe les orientations d’aménagement et d’urbanisme pour une échéance de 20 ans
Le PDAU couvre l’ensemble du territoire de la commune et peut couvrir le territoire de deux ou plusieurs communes dans le cas d’un PDAU intercommunal. 
Le PDAU fixe les périmètres d’intervention des études de POS 
Le PDAU divise le territoire de la commune en quatre secteurs :
  • LE SECTEUR URBANISE (SU): Il est constitué des terrains occupés et ceux ayant déjà fait l’objet d’affectation même s’ils ne sont pas construits
  • LE SECTEUR A URBANISER (SAU) : Il est constitué des terrains destinés à l’extension pour le court terme (5 ans) et le moyen terme (10 ans)
  • LE SECTEUR D’URBANISATION FUTURE (SUF) : Il est constitué des terrains destinés à l’extension pour le long terme (20 ans) 
  • LE SECTEUR NON URBANISABLE (SNU) : Ce secteur contient deux catégories de terrains :
    • Les terrains qui par leur nature ne sont pas urbanisable à cause des contraintes naturelles ou technologiques ;
    • Les terrains ne présentant aucune contrainte d’urbanisation mais dont l’urbanisation est différée pour le prochain PDAU, c'est-à-dire qu’ils constituent des réserves foncières pour la période au-delà du long terme. 

1-1) REVISION DU PDAU

Le PDAU est révisé dans les cas suivants:
· Si les secteurs d'urbanisation sont saturés avant les délais prévus;
· Si 

2) LE POS :

Le POS est le Plan d’Occupation au Sol , il fixe d’une façon détaillée les droits d’usage du sol et de construction dans le cadre des orientations du PDAU, le POS se traduit par un règlement.. 

IV) ACTIVITE DES PRINCIPAUX ORGANISMES DE PLANIFICATION URBAINE ET REGIONALE EN ALGERIE :

Pour la mise en œuvre de la politique de l’état en matière d’urbanisme, plusieurs intervenants sont présents sur le terrain :

1) En tant que maître d’ouvrage :

a) Ministère de l’aménagement du territoire et du tourisme pour l’urbanisme général;
b) Ministère de l’habitat et de l’urbanisme pour l’urbanisme opérationnel;

2) En tant que maître d’œuvre

a) Agence Nationale d’Aménagement du territoire (ANAT) ;
C’est un organisme public sous la tutelle du ministère de l’aménagement du territoire et du tourisme pour l’urbanisme général ayant pour mission l’élaboration des instruments d’aménagement SNAT, SRAT, PAW, PAC
b) Centre Nationale des Etudes et de Réalisation en Urbanisme (CNERU)
C’est un organisme public sous la tutelle du ministère de l’habitat et de l’urbanisme pour l’urbanisme opérationnel ayant pour mission l’élaboration des instruments d’urbanisme PDAU, POS 
c) Centre d’études et de réalisation en urbanisme (URBA) :
Appelées autrefois CADAT (Caisse Algérienne d’Aménagement du Territoire), les URBA sont des établissements régionaux ayant pour mission l’élaboration des instruments d’urbanisme opérationnel (PDAU, POS) ainsi que la promotion foncière dont notamment la gestion du foncier des zones industrielles.
Ces établissements sont répartis à travers l’ensemble du territoire national comme suit : 
  • URBATIA pour la région de TIARET
  • URBAT pour la région de TLEMCEN
  • URTO pour la région de TIZI OUZOU
  • URBAS pour la région de SETIF
  • URBAN pour la région de ANNABA
  • URBAB pour la région de BOUIRA
  • URBACO pour la région de CONSTANTINE
  • URBA pour la région de BATNA.
Lien de téléchargement

Cours 7 Urbanisme Laghouat: la trame urbaine

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT Le 09/03/2010
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module : urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA

Cours 7: la trame urbaine

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La trame urbaine est la maille constituée par le réseau de voirie, elle peut se présenter sous différentes formes, en fonction des données du site, du climat, et des règles de la composition urbaine.
Ainsi, on distingue plusieurs types de trames urbaines à savoir :

1) La trame en damier :

Ce tracé extrêmement simple permet une répartition uniforme de la population et convient à la circulation mécanique par la minimisation des points de congestion, il facilite l’installation des différents réseaux. 
Ce tracé convient pour un site relativement plat il caractérise les villes nord américaines. 
En Algérie, le tracé en damier appelé aussi tracé colonial, est l’une des caractéristiques de l’urbanisme pendant la période coloniale. 
Malgré ses avantages, ce tracé est monotone, il généralise la circulation mécanique à toutes les rues et favorise ainsi la circulation de transit. 
Enfin, le nombre important de nœuds augmente le risque d’accident.
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2) La trame en damier avec intersection en T :

En plus des avantages de la trame en damier, cette trame présente d’autres avantages à savoir :
  • Réduction du nombre d’accidents ;
  • Réduction de la vitesse et du débit de circulation ;
  • Réduction de la circulation de transit
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REMARQUE : La trame en damier avec intersection en T est plus sécurisée que la trame en damier simple au niveau des intersections, à condition que la distance D entre deux intersections successives soit correctement calculée.
La distance D dépend de la largeur même des îlots et d’une manière générale cette distance doit être de l’ordre de L/2.
Il faut assurer la visibilité au niveau des intersections afin de diminuer les risques d’accidents.
Dans le cas où la longueur de l’ilot est importante, la relation entre D et L est régie par les conditions de fluidité de la circulation ainsi que de la visibilité.
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3) La trame hexagonale :

Cette trame présente les avantages des deux trames précédentes, en plus :
  • Sa géométrie est moins monotone et permet de mettre en évidence les façades des immeubles situés en face des voies ;
  • Cette trame convient mieux aux endroits résidentiels étant donné qu’elle ne favorise pas la circulation de transit
  • Elle réduit la vitesse et le débit de circulation et par conséquent les risques d’accident.
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4) La trame curviligne :

Ce type de trame s’adapte parfaitement à une topographie mouvementée notamment pour les quartiers situés sur les hauteurs des villes où les emprises doivent être petites afin d’éviter les grandes actions de terrassement. 
La disposition de la voirie décourage totalement la circulation de transit, et le tracé sinueux des voies permet de ralentir la circulation mécanique.
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5) La trame axiale ou étoilée :

Cette trame est utilisée pour mettre en évidence l’espace central où se rencontrent toutes les voies. 
Elle caractérise le tracé de voirie des quartiers centraux des villes européennes, notamment PARIS où HAUSSMANN a fortement utilisé cette trame à l’image de la place de l’étoile où douze boulevards se rencontrent au même endroit réservé à un monument qui peut servir aussi d’élément de repère.
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REMARQUE IMPORTANTE : l’espace central doit être correctement dimensionné de manière à supporter les flux mécaniques pour permettre une bonne fluidité de la circulation.

6) La trame en cul de sac :

La trame en cul de sac, ou en boucles sont des trames discontinues, elles permettent de diminuer le conflit entre la circulation piétonne et la circulation mécanique notamment dans la zone centrale qui est totalement sécurisée.
La trame en cul de sac est conçue selon le principe d’une voie sans issue, elle ne favorise pas la circulation de transit et ne facilite le passage qu’aux résidents.
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7) La trame en boucles :

En plus des avantages de la trame en cul de sac en matière de sécurité des piétons, cette trame offre l’avantage de disposer de deux accès pour le noyau dont la taille est relative.
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Cours 6 Urbanisme Laghouat: le réseau de voirie

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT Le 23/02/2009
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module : urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA

Cours 6 : le réseau de voirie

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INTRODUCTION :

Le réseau de voirie détermine la morphologie générale du tissu urbain et constitue le squelette de la ville.
Un réseau de voirie bien dimensionné et bien conçu favorise la fluidité de la circulation et évite les bouchon de circulation considérés comme un véritable calvaire dans la ville.
L’importance du réseau de voirie réside dans le fait qu’il constitue le support de tous les réseaux de viabilité : assainissement, AEP, électricité, gaz,…

I) LES CRITERES DE CONCEPTION :

La conception d’un réseau de voirie doit prendre en considération plusieurs facteurs :
  • La topographie ;
  • L’orientation.
  • Les vents dominants ;
  • La composition urbaine.

1) LA TOPOGRAPHIE :

Elle constitue un facteur déterminant dans la conception d’un réseau de voirie étant donné que la voie est le support du réseau d’assainissement, elle doit permettre l’écoulement gravitaire des eaux usées.
Aussi, la voie doit permettre la circulation mécanique sans difficultés, pour cela la pente ne doit pas dépasser le seuil autorisé pour la circulation mécanique fixé à 10%. 
Dans la conception du réseau de voirie, il est impératif de veiller à l’équilibre remblais - déblais pour éviter des grandes actions de terrassement étant donné que le mouvement des terres est une opération lente et très coûteuse.
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2) L’ORIENTATION :

L’orientation constitue elle aussi un facteur important dans la conception de la trame de voirie. Ainsi, la disposition des îlots dépend de la zone considérée , si nous voulons profiter des rayons solaires, les îlots doivent être disposés de manière à ce que la plus grande dimension soit orientée du coté Est-Ouest. 
Si au contraire nous voulons une protection contre les rayons solaires comme c’est le cas dans les zones arides, les îlots doivent être disposés de manière à ce que la plus grande dimension soit orientée du coté Nord ou Sud.
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3) LES VENTS DOMINANTS :

Ayant un effet climatique, les vents dominants doivent être pris en considération dans la conception du réseau de voirie afin d’éviter les effets du vent en général et du vent de sable en particulier. 
Pour cela, les voies principales doivent être disposées dans le sens opposé au vent dominant de manière à ce qu’elles constituent une barrière pour celui-ci. 
Il faut aussi éviter la continuité des voies disposées dans le sens des vents dominants. 
Enfin les largeurs des voies ne doivent pas changer brusquement pour et éviter l’effet ‘’entonnoir’’.
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4) LA COMPOSITION URBAINE :

La production de l’espace urbain est une opération complexe qui fait intervenir plusieurs facteurs dans le but de créer des espaces possédant le plus grand nombre de qualités pour être beaux et harmonieux. 
Dans son livre ‘’ Essai sur la théorie de l’architecture’’, Georges Gromort définit la composition comme étant l’action de grouper des éléments pour constituer un ensemble homogène et complet de manière qu’aucune partie de cet ensemble ne puisse prétendre se suffir à elle même.
Pour produire l’espace urbain, l’architecte utilise des principes ordonnateurs universels, ce sont les lois de composition ou lois d’assemblage.
Les lois de composition sont :
  • Le contraste 
  • L’échelle 
  • La symétrie et l’équilibre 
  • La matière (ou matériau) 
  • La proportion 
  • Le caractère. 

a) Le contraste :

Le contraste est une loi très importante dans la composition urbaine, il repose sur le principe que pour être lisible, une partie d’un ensemble doit se distinguer par la forme, les dimensions, la couleur, la disposition, le plein et le vide,…
Le contraste s’oppose à la monotonie et permet de l’éviter, le contraste facilite la lecture des espaces et des formes et permet de les identifier les uns par rapport aux autres. 
Le contraste peut être sous différentes formes : une rue large et une rue étroite, une disposition verticale et une disposition horizontale, une activité calme et une activité bruyante.
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b) La symétrie et l’équilibre

La symétrie est l’ordonnancement des objets par paires selon un axe appelé axe de symétrie.
La symétrie est un moyen sur pour atteindre l’objectif principal de toute composition à savoir l’unité et la beauté.
Historiquement, c’est pendant le classicisme et la renaissance que l’usage de la symétrie était important.
La symétrie présente un autre avantage important à savoir la facilité de maîtriser l’espace urbain étant donné que le concepteur se contentera de reconduire le modèle élaboré pour un coté de l’axe de symétrie à l’autre coté. 
La symétrie est un outil de maîtrise de l’espace qui met en valeur l’élément de composition placé au milieu de l’axe de symétrie. 
Lors de l’usage du principe de la symétrie, il est faut éviter de détruire l’effet de symétrie engendré par le fait d’interposer des points forts appelés aussi ‘’ monuments’’ aux deux extrémités de l’axes ou des axes de symétrie. 
La symétrie est un équilibre particulier mais il existe des équilibres sans pour autant avoir une symétrie. 
Aujourd’hui, il est difficile d’atteindre l’équilibre dans la production de l’espace urbain étant la rapidité dans la production de l’espace urbain.
L’usage de la symétrie est devenu très rare dans l’urbanisme contemporain qui privilège la fonctionnalité, le zonage et la fixation des servitudes, toutefois l’usage de la symétrie comme loi de composition demeure dans quelques conceptions urbanistiques notamment pour les villes nouvelles où l’urbaniste dispose de la liberté de créer l’espace urbain sur un territoire vierge lui permettant de composer avec le principe de l’axe structurant.
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c) La Proportion :

La proportion désigne le rapport entre les dimensions d’un objet, l’idée est inspirée du corps humain qui présente une parfaite proportion.
La proportion fut largement utilisé comme principe fondamental en architecture jusqu’à la fin du XIX siècle notamment pour le classicisme et la renaissance.
A l’échelle urbaine, les tracés basés sur la proportion aident à maîtriser les dimensions des espaces publics notamment les places qui perdent leurs signification d’espace publics s’il n’y a pas de proportions entres la longueur, la largeur, et la hauteur de la place. 
Une place très ouverte procure un sentiment de perte, par contre une place très fermée procure un effet d’étouffement.
Parmi les systèmes de proportion, la section d’or ou nombre d’or et le modulor de LE CORBUSIER constituent les deux systèmes les plus célèbres. 
Dans le rectangle d’or, la longueur vaut 1,618 fois la largeur. 1,618 est appelé le nombre d’or. 
Dans le monde contemporain, , l’architecture ne contribue plus à la production d’un un espace urbain proportionné comme à l’age classique, c’est ainsi que l’importance de la proportion a relativement diminué suite à la standardisation des éléments de façade et l’industrialisation du bâtiment, notamment dans les grands ensembles pour faire face à la crise du logement.
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d) L’échelle :

L’échelle est l’impression que dégage un objet ou un espace par rapport à son environnement de référence.
L’environnement de référence est variable avec les objectifs de la composition, c’est ainsi qu’il existe l’échelle humaine pour les projets d’architecture, et l’environnement urbain comme échelle pour les projets urbains.
L’échelle n’est pas le fait de concevoir un projet intégré dans son environnement, mais par l’effet de contraste, un projet est intégré par opposition 

e) Le matériau :

Le matériau constitue une forme d’habillage de l’espace architectural tout comme l’espace urbain et donne une sensation à l’espace.
C’est ainsi qu’à chaque espace convient un matériau, de même qu’à chaque projet convient un matériau ; les projets monumentaux ayant une valeur symbolique doivent être édifiés avec des matériaux nobles comme le marbre par exemple. 
Dans la ville, les matériaux utilisés pour le revêtement des espaces extérieurs donnent un aspect différent selon la nature du matériau qui ne fait que renforcer les autres attributs de la composition.
f) Le caractère :
Le caractère est la loi la plus difficile à atteindre, c’est l’impression ressentie lorsqu’on aborde un espace ou un édifice.
Le caractère est aussi l’idée que l’on se fixe à la vue d’un édifice, les équipements religieux par exemple se distinguent par leur caractère des équipements administratifs. 
Dans les constructions réalisées selon un prototype, nous remarquons une absence de caractère étant donné que ces constructions. 
En conclusion, il est impératif de souligner l’importance des lois de compositions pour la production architecturale et urbanistique car c’est le seul moyen de donner une signification à nos espaces et de distinguer l’œuvre de l’architecte qui comme le peintre a besoin de lois de composition ou lois d’assemblage.
Ces lois de composition ne sont pas des recettes mais des principes ordonnateurs de l’espace urbain qui ont un caractère universel.
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Cours 5 : La consommation du sol: pour les différentes activités urbaines

UNIVERSITE AMMAR THELIDJI LAGHOUAT
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module: urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA

Cours 5 : La consommation du sol: pour les différentes activités urbaines

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INTRODUCTION :

L’importance du sol réside dans le fait qu’il constitue le support physique pour l'urbanisation ; c’est sur le sol que les actions de planification urbaines sont matérialisées.
Le sol constitue au sens du développement durable, une richesse non renouvelable qu’il faut consommer avec modération pour la préserver aux générations futures.
Pour être utilisé convenablement, un sol doit satisfaire à deux conditions à savoir:
  • L’absence de contraintes juridiques (العوائق القانونية) ;
  • L’absence de contraintes naturelles (العوائق الطبيعية) et les contraintes technologiques (العوائق التكنولوجية).

I) LES CONTRAINTES JURIDIQUES DES SOLS :

Le droit de construire est attaché à la propriété du sol (حق البناء مرتبط بملكية الأرضية), toute construction ne doit être édifiée sans disposer du titre de propriété, pour cela la planification doit veuillez à ce que les terrains destinés à l’urbanisation ne présentent pas de contraintes juridiques c'est-à-dire qu’ils peuvent être mobilisés sans difficultés, et pour cela le planificateur doit distinguer les terrains cessibles des terrains incessibles afin d’éviter les contraintes juridiques.
Le domaine national (الملكية الوطنية) est composé de terrains appartenant à de multiples propriétaires, c’est ainsi que loi 90-30 du 1 Décembre 1990 portant loi domaniale classe le domaine national en trois catégories à savoir :
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Le domaine public constitue l’ensemble des terrains qui par leurs natures sont inaliénables c’est à dire qu’ils ne peuvent en aucun cas être cédés.
Le domaine public est composé du domaine public naturel et artificiel.

Le domaine public naturel :

  • Les rivages de la mer ainsi que le sol et le sous sol de la mer ;
  • Les eaux maritimes intérieures ;
  • Les cours d’eau ;
  • L’espace aérien territorial ;
  • Les richesses et les ressources naturelles du sol et du sous sol

Le domaine public artificiel :

  • Les ports et les aéroports ;
  • Les routes, autoroutes, les voies ferrées et leurs dépendances ;
  • Les monuments publics, les musées et les sites archéologiques ;
  • Les parcs aménagés, les jardins publics ;
  • Les édifices publics.
Le domaine privé constitue l’ensemble des biens qui ne sont pas publics et qui par conséquent peuvent être cédés.

II) LES CONTRAINTES NATURELLES ET TECHNOLOGIQUES DES SOLS :

1) LES CONTRAINTES NATURELLES :

Ce sont les contraintes liées aux aléas et risques naturels :
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2) LES CONTRAINTES TECHNOLOGIQUES:

Ce sont les contraintes résultant du manque de maitrise de la technologie :
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Cours 4 Urbanisme Laghouat: L’emploi et sa structure

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT Le 01/12/2008
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module : urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA

Cours 4 : L’emploi et sa structure

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I) INTRODUCTION :

L’emploi est un facteur important dans l’épanouissement de la société et par voie de conséquence de l’individu, l’importance de l’emploi réside dans le fait qu’il constitue le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté.
Selon un rapport sur l’emploi, on compte au niveau mondial 186 millions de chômeurs en 2003 c’est à dire un taux de chômage de 6,2 % et parmi la population occupée dans le monde, on compte 1,39 milliard de travailleurs qui vivent au seuil de la pauvreté, qui est défini comme étant un salaire de 2 dollars par jour.
Le taux de chômage à lui seul n’est donc pas significatif, par conséquent, il est impératif de lui associer le revenu si nous voulons avoir un indicateur fiable sur l’emploi.

1) L’EMPLOI ET LA PYRAMIDE DES AGES :

Les grands groupes d’ages d’une population sont déterminés en fonction de deux critères principaux à savoir la scolarisation et l’emploi.
C’est ainsi que la tranche d’age 6-15 ans constitue la population scolarisable et la tranche d’age 16-65 ans constitue la population active.
De part et d’autre de ces deux tranches d’ages, nous trouvons la tranches d’ages 0-5 ans à gauche et la tranche d’ages 65 ans et plus à droite et qui représentent la population inactive théorique par manque de qualifications physique .
La tranche d’age 16-65 ans constitue la population active théorique c’est à dire l’ensemble de la population ayant l’age de travailler.
La population active réelle est l’ensemble des individus ayant entre 16 et 65 ans et qui occupent réellement un poste de travail, c’est la population occupée.
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La population active qui n’est pas occupée représente les chômeurs :
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II) STRUCTURE DE LA POPULATION ACTIVE :

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III) LES BRANCHES D’ACTIVITES ECONOMIQUES :

La population occupée exerce dans plusieurs domaines appelés les branches d’activités économiques ou secteurs économiques qui sont le secteur primaire, secondaire, et le secteur tertiaire.
Dans l’économie, il y’a trois secteurs ou branches d’activités à savoir :
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IV) LE CHOMAGE :

1) DEFINITION :

C’est la situation où une personne active ne dispose pas de travail, le chômage constitue un véritable fléau pour l’économie. 

2) LES DIFFERENTS TYPES DE CHOMAGE :

a) Le chômage frictionnel :

C’est une situation de chômage dans laquelle le chômeur se trouve entre deux emplois suite à un déménagement ou un changement d’activités.

b) Le chômage structurel :

C’est le chômage qui est du à une modification dans la structure même de l’économie ou à l’automatisation.

c) Le chômage cyclique :

C’est le chômage qui est du au déclin de la production totale de l’économie.

3) LES CAUSES DU CHOMAGE :

Les causes du chômage peuvent être directes ou indirectes :

a) LES CAUSES DIRECTES :

A fin 2010 le taux de chomage en ALGERIE est de 10% 
Population active 10 812 000 personnes. 
  • Fin de chantier ; 
  • Licenciement individuel ;
  • Licenciement collectif ;
  • Cessation d’activités ;
  • Démission

b) LES CAUSES INDIRECTES :

  • Les causes structurelles : c’est le manque de dynamisme du secteur productif existant notamment dans les deux branches d’activités industrie et agriculture ;
  • Les causes conjoncturelles : ce sont les causes imprévues dues à une conjoncture donnée qui engendre des pertes ou des réductions d’emplois le choc pétrolier de 1986 à causé pour l’Algérie une perte de 40 % des exportations pétrolières qui constituent la ressource principale en devises pour l’état. 
En Algérie, à l’instar des pays en voie de développement, le chômage est principalement masculin (92 %) et affecte surtout les tranches d’ages 16-19, 20-24, et 25-29 ans

5) LA DUREE DU CHOMAGE :

Elle est variable selon le type de chômage c’est ainsi que le chômage structurel est le plus long, tandis que le chômage frictionnel est relativement court, 

6) LES EFFETS DU CHOMAGE :

Le chômage et l’inflation constituent les deux fléaux de la macroéconomie. 
Les retombées du chômage sont principalement sociale c’est ainsi que le chômeur du fait de son pouvoir d’achat très réduit s’intègre très mal dans la société ‘’un homme qui travaille est plus facile à satisfaire.’’ 
Dans une économie de marché, le chômage a un effet directe sur l’inflation, étant donné que l’augmentation du taux de chômage engendre la baisse du pouvoir d’achat qui à son tour engendre une diminution de la demande et par conséquent une augmentation de l'offre suivie d’une baisse des prix. 
En d’autres termes, s’il n’y a pas de chômage, il y’a l’inflation et inversement.
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Cours 3 Urbanisme Laghouat: la population et sa structure

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT Le 08/11/2010
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4ème année
Module : urbanisme 1
Enseignant : K. BENARFA

Cours 3 : la population et sa structure

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INTRODUCTION :

La ville est un établissement humain où s’interfèrent plusieurs activités exercées par l’homme, elle ne peut avoir de signification sans la présence de la population qui constitue l’acteur principal dans la ville, c’est aussi sur la base de la population que se fait la planification urbaine.
Pour être complète, l’étude de la population devra comporter aussi bien l’aspect quantitatif que l’aspect qualitatif.

I) ETUDE DE L’ASPECT QUANTITATIF DE LA POPULATION :

Les données de la population sont données par le recensement qui est une opération administrative qui consiste à comptabiliser d’une manière précise toutes les caractéristiques de la population. 
En Algérie, le recensement est une opération périodique qui se fait tous les 10 ans, elle est dénommée Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).
Les recensements en Algérie ont eu lieu en 1966, 1977, 1987, 1988, 1998 et le dernier recensement a eu lieu en 2008.

1) L’ACCROISSEMENT DE LA POPULATION :

La population augmente sous l’effet de l’accroissement naturel c’est à dire les naissances et les décès, ainsi que sous l’effet du mouvement de la population c’est à dire l’émigration ou l’immigration. 
Le taux d’accroissement de la population est le taux avec lequel la population augmente, Il faut distinguer le taux d’accroissement naturel (TAN) du taux d’accroissement global (TAG).
Le taux d’accroissement naturel représente le solde entre les naissances et les décès uniquement, par contre le taux d’accroissement global prend en considération le mouvement de la population dans le territoire considéré.
Ce mouvement est appelé solde migratoire (SM) qui représente la différence de la population immigrante à la population émigrante.
Le TAG est calculé selon la relation suivante : TAG = TAN + SM
La population Pn à une échéance donnée n est donné par la formule suivante :
Pn = P0 (1+T) n, où 
Pn : population de l’année n 
P0 : population actuelle 
T : taux d’accroissement global 
N : nombre d’années considérées. 

2) CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION :

La structure de la population par age et par sexe sont les deux caractéristiques d’une population.

2-1) STRUCTURE DE LA POPULATION PAR SEXE :

C’est la distinction du sexe masculin du sexe féminin dans la population, en général la population est répartie équitablement entre les deux sexes 
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2-2) STRUCTURE DE LA POPULATION PAR GRANDS GROUPES D’AGES :

C’est la répartition de la population en tranches d’ages définies selon certains critères à savoir notamment la scolarisation et l’emploi.
La structure de la population est représentée graphiquement sur une forme appelée pyramide des ages. 

2-3) QUELQUES LECTURES DANS LA PYRAMIDE DES AGES :

a) LA POPULATION SCOLARISABLE :

La population scolarisable est l’ensemble des personnes ayant l’age de la scolarisation qui commence à partir de 6 ans et qui obligatoire jusqu'à l’age de 15 ans.
La population scolarisable quant à elle représente la population entre 6 et 15 ans et qui est réellement scolarisée.

b) LA POPULATION ACTIVE :

La population active représente l’ensemble des personnes ayant l’age et les compétences physiques leurs permettant de travailler, elle est représentée sur la pyramide des ages par la tranche 16- 65 ans.

II) ETUDE DE L’ASPECT QUALITATIF DE LA POPULATION :

L’aspect quantitatif d’une population à lui seul n’est pas suffisant pour permettre une étude approfondie, c’est pourquoi il est impératif de lui associer l’aspect qualitatif de la population.
L’aspect qualitatif de la population s’intéresse à l’étude des qualités dont dispose la population et qui peuvent avoir des conséquences sur le comportement des individus ainsi que des rapports qui s’exercent entre eux. 

QUELQUES VALEURS ET INDICES DE LA POPULATION MONDIALE

La population mondiale est d’environ 7 milliards en 2009.
En 2012, la population passera à 7,5 milliards (210000 naissances chaque jour)
28 % de la population mondiale est âgée de moins de 15 ans ;
7 % de la population mondiale est âgée de 65 ans et plus.
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4) La densité

Le terme densité a plusieurs significations, en démographie il désigne le nombre d’habitants au KM2, en urbanisme, il désigne le nombre de logements à l’hectare.
La moitié du continent n’est pas habitée (déserts, forets…), par contre il y’a des régions qui comptent plusieurs milliers d’habitants au KM2 par exemple :
Paris : 20400 hab/ KM2
SINGAPOUR : 5390 hab/ KM2
Au niveau mondial : 20% du territoire est occupé d’une manière équilibrée
80 % du territoire est occupé d’une manière déséquilibrée
4 foyers majeurs : (2/3 de la population sur 10% du territoire)
Asie orientale, Asie du Sud Est, Sous continent indien, Europe.
(2/3 de la population répartit sur 10% du territoire)
foyers secondaires :
N-E des USA, BRESIL, GOLFE DE GUINEE, PROCHE ORIENT,...

LES VILLES

Métropole : ville importante excercant une influence locale, régionale, et internationale en tant que centre de décision économique et politique.
METRO POLE ==>METER=MERE, POLIS=VILLE
MILAN, ZURICH, BARCELONE, AMESTERDAM,…
Mégalopole : vaste région urbanisée qui comporte plusieurs métropoles
Actuellement, il y’a 3 mégalopoles :
Mégalopole américaine : 800 km avec 40 millions d’habitants
Mégalopole japonaise : 1000 km avec 60 millions d’habitants
Mégalopole Européenne : 1500 km avec 70 millions d’habitants 
La Mégalopole du 21 siècle sera sur l’axe INDE-CHINE

الجمعة، 1 ديسمبر 2017

Cours 2 Urbanisme Laghouat: La planification urbaine

UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT
FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Section : 4éme année
Année universitaire : 2007/2008
Module : urbanisme 1
Enseignant : K.BENARFA

Cours 2 : la planification urbaine

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I) DEFINITION :

La planification est la programmation d’une action dans le temps, en l’urbanisme, on introduit la dimension de l’espace pour dire que la planification est la programmation d’une action dans le temps et dans l’espace, nous dirons par exemple que telle ville aura besoin d’un lycée dans cinq ans qui sera implanté dans tel endroit.
La planification urbaine est un outil permettant de maîtriser la croissance urbaine et par là le phénomène de l’étalement urbain qui constitue une véritable menace pour la ville.

II) LES MODES DE PLANIFICATION URBAINE :

La planification est une opération complexe qui fait intervenir plusieurs facteurs dont notamment la population, les objectifs à atteindre, et les moyens mis en place, c’est pourquoi nous distinguons plusieurs modes de planification urbaines qui différent d’un système économique à un autre.

1) L’URBANISME DE COMPOSITION :

Appelé aussi urbanisme de plan de masse, l’urbanisme de composition est un mode de planification apparu durant la période d’après guerre caractérisée par une destruction massive des villes en Europe, où il fallait construire rapidement et à moindre coup pour reloger les sans abri.
L’urbanisme de composition propose à la ville une solution complète et définitive, le plan de masse et la maquette constituent ses deux principaux outils de travail.
L’urbanisme de composition suppose que la création ou la transformation de la ville est un projet qui doit être élaboré sur la base d’une étude préalable, la ville est dans ce cas imaginée dans l’abstrait avant d’être aménagée.
L’urbanisme de composition propose à la ville un avenir figé et prédéterminé et ne donne pas la dimension lointaine dans l’aménagement de l’espace. 

2) LA PLANIFICATION STRATEGIQUE :

Cette méthode de planification est apparue durant les années soixante après une avoir satisfait les besoins quantitatifs engendrés par la deuxième guerre mondiale et pour pallier aux insuffisances de l’urbanisme de composition, les urbanistes de l’époque ont pensé à introduire la dimension économique ainsi que la notion du long terme dans la planification urbaine qui désormais sera ouverte à d’autres profils d’ingénieurs.
La planification stratégique repose sur la planification économique, c’est ainsi que la planification stratégique diffère d’un système économique à un autre.

a) Le système économique socialiste :

Il est caractérisé par une stabilité dans la planification économique du fait que l’état est le seul acteur économique.
La planification urbaine dans ce cas là passe par quatre étapes à savoir :
  • Diagnostic de la situation actuelle ;
  • Calcul des prévisions ;
  • Mise en place des scénarios de développement possibles ;
  • Choix du scénario de développement final.
Cette manière de planifier a montré ses limites au delà du moyen terme étant donné que les prévisions ne sont plus réalistes au delà de cette échéance, ce qui conduit souvent à une révision des prévisions. 

b) Le système économique capitaliste :

Contrairement au système socialiste, l’état dans un système économique capitaliste joue un rôle de régulateur de l’activité économique et par là de toute action de planification, pour cela elle met en place les mécanismes de régulation et participe au financement des actions de développement sauf ceux ayant un caractère d’utilité publique.
L’économie capitaliste ou libérale est basée sur le principe de l’offre et celui de la demande : ‘’plus un produit est rare, plus il a de la valeur’’.

3) L’URBANISME DE PARTICIPATION :

L’urbanisme de participation est une planification qui consiste à ouvrir le dialogue sur la planification aux usagers eux même dans le but d’améliorer l’efficacité de l’intervention de l’urbaniste du point de vue des usagers pour lesquels est destinée la planification en question.
La participation des usagers dans la planification urbaine est avantageuse à condition que les usagers arrivent à mesurer l’impact de l’action envisagée, étant donné que dans le cas contraire la participation n’apporte pas les résultats escomptés mais favorise plutôt une ingérence dans la mission de l’urbaniste.
Pour tirer profit de la participation il est impératif que la population ciblée soit d’un niveau intellectuel lui permettant de mesurer et d’apprécier l’ampleur de l’action d’urbanisation pour laquelle elle est associée.
La participation dans la planification se fait en trois étapes à savoir :
  • Information des usagers sur le projet de planification urbaine ;
  • Collecte des avis des usagers sur le projet de planification urbaine par diverses techniques : sondages, questionnaires, enquêtes,…
  • Formulation de contre propositions par les usagers sur la proposition de planification proposée.
Si cette manière de planifier présente l’avantage d’associer les usagers à l’action de planification, elle doit être mise en œuvre avec quelques précautions à savoir :
  • Veuillez à ce que la population associées dispose des capacités suffisantes lui permettant d’apporter un jugement sur l’aménagement proposé ;
  • Veuillez à ce que les remarques des usagers associés soient prises en considérations du moins partiellement pour éviter qu’ils ne se désintéressent par manque de confiance.

4) L’URBANISME DE GESTION :

L’urbanisme de gestion est un mode de planification utilisé pour gérer une situation souvent imprévisible et qui engendre un déséquilibre dans la répartition des fonctions urbaines.
Ce type de planification est apparue suite à la crise engendrée par le choc pétrolier de 1973 qui a influencé négativement l’industrie en Europe, et également dans les années 1990 suite à l’apparition du nouveau pole économique important au Sud Est de l’Asie (Corée du Sud, Malaisie,…).
Dans des circonstances pareilles nous assistons à une importante action de délocalisation des activités industrielles ce qui permet de libérer de grandes emprises foncières disposant souvent d’une valeur foncière élevée, le cas de la délocalisation de l’usine CITROEN à PARIS a permis de créer un nouveau parc public, un hôpital, ainsi qu’un important programme de logements et d’activités tertiaires. 

5) L’URBANISME DE COMMUNICATION :

Contrairement à l’urbanisme de gestion, l’urbanisme de communication est un mode de planification urbaine ayant pour objectif de favoriser volontairement une urbanisation par une certaine image de marque dans le but de déclencher un mécanisme d’afflux d’investissements à la recherche de cette image de marque.
Nous pouvons citer dans ce contexte le cas de l’émirat de DOUBAI qui a pu constituer un pole économique international d’une grande importance, malgré que cette cité n’avait pas cette image de marque auparavant 

III) LES OBJETS DE LA PLANIFICATION URBAINE :

1) LE SOL :

Le sol constitue un objet très important pour la planification urbaine étant donné que c’est le lieu où se déroule l’action de planification qui peut selon la manière de planifier mettre en valeur un terrain suite à l’attribution d’un droit de construire élevé ou la proximité d’une activité urbaine particulière.
La planification urbaine peut constituer ainsi un élément de régulation du foncier. 

2) LE LOGEMENT :

Le logement constitue un élément de stabilité sociale et la typologie du logement (individuel ou collectif) constitue un enjeux majeure pour la planification urbaine dans la mesure où le logement individuel reste la typologie la plus désirée tandis qu’en matière d’économie de terrains elle n’est pas avantageuse. 

3) LE LIEU DE TRAVAIL :

Sur ces lieux nous passons le tiers de la journée, il est donc primordial que le lieu de travail soit confortable pour augmenter la productivité.
La planification urbaine doit prendre en ligne de compte la notion de mixité des activités pour éviter de marginaliser le lieu de travail qui doivent être intégrés dans la zone urbaine s’il s’avère qu’ils ne sont pas nuisibles. 
Un autre paramètre à prendre en compte réside dans le fait que l’éloignement relatif du lieu de travail par rapport à la zone de résidence peut avoir des effets sur le rendement.
Aussi, il est important de penser à la mixité sociale en évitant de faire habiter sur le même endroit la même catégorie socio professionnelle afin d’éviter de reconduire les conflits de travail dans les cités résidentielles et inversement.

4) LES EQUIPEMENTS PUBLICS :

Les équipements doivent être localisés selon leurs rayons d’influences pour mieux servir les usagers, en retenant le principe que plus un équipement est rare plus son rayon d’influence est important.
La planification urbaine ne doit négliger aucun équipement, même un espace vert qui paraît peu important doit être pris en considération.

5) LA VOIRIE ET LES TRANSPORTS EN COMMUN :

La voirie constitue le support de toutes les activités, elle doit être bien dimensionnée pour supporter le flux mécanique et piéton et doit permettre par sa conception une bonne fluidité de la circulation.
Une bonne planification urbaine doit favoriser l’utilisation des transports en communs dans les déplacements urbains notamment les transports en commun sur site propre étant donné les nombreux avantages offerts par ce mode de transport fort intéressant aussi bien d’un point de vue économique qu’écologique.