إظهار الرسائل ذات التسميات C.Béjaia. إظهار كافة الرسائل
إظهار الرسائل ذات التسميات C.Béjaia. إظهار كافة الرسائل
الاثنين، 18 ديسمبر 2017
Cours 8 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: L’architecture moderne en Algérie
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Après l’art déco, l’architecture moderne est venue en inventant de nouvelles compositions urbaines et architecturales. Le séculaire parallélépipède de l’ilot urbain n’est plus d’actualité, il faut autre chose plus légère, plus hygiéniste, plus épurée et une rupture totale avec l’ornementation du passé.
L’Algérie était la terre d’expérimentation de cette architecture moderne : des bâtiments et des concours ont révélé le modernisme dés les années 1930.
Le cours vise à donner un aperçu sur cette production architecturale. Elle n’est pas exhaustive mais elle est variée car elle couvre tout le territoire algérien et elle s’étale aussi sur des décennies essentielles dans le modernisme algérien et mondial, c'est-à-dire entre 1930 et 1960.
La présentation des parcours de quelques architectes et de leurs productions modernes va donner une meilleure compréhension de ce mouvement architecturale.
Ce mouvement moderne est apparu grâce à quelques facteurs socio-culturels qu’il faut étudier.
Cours 9 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: L’urbanisme moderne en Algérie
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n°9 : L’urbanisme moderne en Algérie
Résumé :
Si le plan de Constantine était une conséquence de la révolution algérienne et de l’envi du pouvoir de l’époque de remédier à ses défaillances, il y a eu, auparavant, plusieurs expériences urbaines à travers les villes algériennes. Des spécialistes comme Cayla à l’ouest algérien, les frères Danger à Alger et à l’Est et d’autres spécialistes qui se sont fait remarquer par leurs interventions urbaines.
Ce cours est une analyse de ces différentes expériences : leurs contextes politiques et socio-économiques, leurs orientations d’aménagement et surtout leurs portées et leurs conséquences sur les villes.
Le façonnement des villes algériennes a été commencé dés la première moitié du XIX siècle mais il s’est poursuivi durant toute l’occupation française. L’aménagement urbain des dernières décennies de la présence française restent inconnu. Ce cours tente d y remédier.
Structure du cours :
Cours 7 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Le style Art déco
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n°7 : Le style Art déco
Résumé :
Ce style annonce le mouvement moderne mais sans bousculer l’ordre établi par l’architecture à façade qui respecte la sacralité de l’ilot urbain.
Ce cours vise à donner un aperçu sur les conditions d’apparition de ce style en Algérie. Sa présence en Algérie coïncide avec les célébrations du centenaire de l’occupation française (1830-1930) ; époque durant laquelle, le système colonial s’est cru stable et éternel. Une effervescence architecturale est remarquée dans toutes les villes. L’art déco est venu pour embellir l’image et l’essor d’une société coloniale en plein expansion.
Mais cela n’est pas le seul facteur qui a fait épanouir le style ‘Art déco’ car d’autres facteurs sont à développer. L’industrialisation qui a envahi tout les domaines n’a pas fait exception à l’architecture. La géométrisation des décors et la forte présence du béton ont donné les caractéristiques majeures à ce style.
L’étude de quelques architectes est primordiale. Cela va permettre de comprendre profondément les différences et les variations stylistiques que ce soit dans l’organisation spatiale, dans la typologie fonctionnelle ou dans la décoration des façades qui demeurent une spécificité bien décisive dans tout bâtiment art déco.
Structure du cours :
Cours 6 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Le style néo mauresque
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n°6 : Le style néo mauresque
Résumé :
Néo mauresque, style arabisance ou style Jonnart, autant d’appellations qui interpellent et rend une analyse historique nécessaire. Ce cours vise donc à comprendre ce style ; son apparition et ses évolutions chronologiques, ses spécificités algériennes et pourquoi pas régionales. Il s’est fortement épanoui à partir du début du XX siècle.
Un rappel aux différents architectes qui ont contribué au développement de ce style à travers les différentes villes algériennes est un autre point qui va montrer que ce style était beaucoup plus une image à une société bien précise, celle des algériens. Les quelques fameux bâtiments du centre d’Alger ne reflètent pas la majorité des bâtiments construits à travers le territoire algérien. Cela nous ramène à aborder la symbolique de ce style qui reste à clarifier.
Quelles étaient les raisons qui ont poussé le gouverneur Jonnart et quelques architectes à adopter ce style ?
Quelles sont les conditions sociopolitiques et économiques qui ont favorisé l’apparition de ce style ?
L’Algérie avec ses deux sociétés : algérienne d’un coté et coloniale de l’autre coté ont eu comme gouverneur Jonnart. La politique de ce dernier était novatrice par mettre en exergue l’architecture algérienne ancienne. Cela est dû surement à un terrain propice. Les conditions politiques et socio-culturelles comme facteurs déterminants à l’apparition de cette architecture à inspiration algérienne…
Structure du cours :
الأحد، 17 ديسمبر 2017
Cours 5 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Le style Art nouveau en Algérie
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1: Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n° 5 : Le style Art nouveau en Algérie
Résumé :
Malgré la courte durée de vie de ce style, il est présent dans plusieurs villes algériennes. A ce jour, Alger, Oran, Annaba, Constantine, Bejaia, Blida, Tlemcen et Laghouat gardent encore des traces de ce style rare et raffiné.
Il est apparu en même temps qu’en Europe. Touchant beaucoup plus la façade, ce style excelle dans la ferronnerie et la menuiserie.
Ce cours donne un aperçu sur ce qui a été réalisé en Algérie et monter surtout la spécificité de ce style en Algérie que ce soit du point vue de la fonction des bâtiments ou même du degré de présence de ce style à travers les façades. La forte liaison entre la France et l’Algérie dans le domaine artistique est à décortiquer. Faut-il voir dans la présence de ce style sur le sol algérien une similitude des conditions philosophiques et socio-culturelles que celles apparues en Europe qui ont préparées le terrain à l’éclosion de ce style dans différentes villes européennes ?
Structure du cours :
Cours 4 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Le style Néo Classique en Algérie
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n°4 : Le style Néo Classique en Algérie
Résumé :
Le style néo classique est apparu au début du XIX siècle en Europe. À la fin du même siècle, des constructions néo classique sont apparues partout dans les villes algériennes. Le nouveau pouvoir colonial a voulu marquer sa présence dans ses terres conquises et il n y pas mieux que ce style qui a toujours représenté l’ordre, le pouvoir et un certain prestige.
Des équipements mais aussi des immeubles de rapport de style néo classique sont remarquables à travers le territoire algérien.
Ce cours vise donc à expliquer ce style en Algérie : les raisons de son apparition, sa chronologie et surtout ses particularités. Une typologie fonctionnelle est nécessaire afin de le contenir. Quelques architectes sont à mettre en lumière car ils ont prolongé la vie de ce style en Algérie jusqu’aux années 1920.
A coté de ce style bien défini, l’éclectisme, tout comme en Europe, est apparu en Algérie mélangeant les références sur la même façade. Le rapport entre les deux modes architecturales est ambigu et fortement subtil.
Structure du cours :
Cours 3 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Urbanisme colonial fin XIX siècle
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n°3 : Urbanisme colonial fin XIX siècle
Résumé :
Les villes algériennes ont été remodelées suivant les besoins du nouveau pouvoir. Cela s’est fait après maintes destructions. Alger, Constantine, Bejaia, Ouargla et Tiaret sont des centres urbains qui ont montré une résistance à la présence militaire française. Résultat, des cités en ruines qui ont facilité aux militaires la destruction de plusieurs parties des villes. A coté de cela, la politique coloniale ne s’est pas contentée de créer des villages de colonisation mais elle a entamé la création de plusieurs centres urbains, c’est le cas de Batna, de Sidi Bel Abbes, de Sétif. Pour des raisons stratégiques liées à la mise en place du système colonial, l’urbanisme a connu une riche activité. Cela a bien sur facilité l‘installation des milliers d’européens venus chercher l’eldorado en terre algérienne.
Ce cours donc, vise à décortiquer la politique urbaine durant tout le XIX siècle et le début du XX siècle. A travers l’étude de plusieurs exemples, des principes communs d’urbanisation vont émerger. La relation de ces installations urbaines avec les villes algériennes déjà existante d’avant la colonisation est à soulever.
Le tracé urbain, une typologie de l’habitat et des équipements sont des éléments à analyser à travers divers exemples.
Reflet d’une politique urbaine ségrégationniste, aujourd’hui, ils sont considérés comme des centres anciens à sauvegarder. Une couche historique qui s’ajoute à l’histoire urbaine bien millénaire.
Structure du cours :
السبت، 16 ديسمبر 2017
Cours 2 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Typologie des centres de colonisation
Université A.MIRA de Bejaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1 : Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : M. Boufassa Sami
Cours n° 2 : Typologie des centres de colonisation
Résumé :
Plus de 300 centres de colonisation ont été installés sur le sol algérien entre le début de la colonisation et la première décennie du XX siècle. Ce nombre considérable a drainé des populations européennes disparates. Des terres à disposition, des maisons construites par le Génie militaire et une protection assurée sont les facteurs qui ont contribué à séduire les populations pauvres d’Europe.
En deux vagues majeures, ces villages de colonisation ont été implantés en Algérie. La première vague est apparue avec la politique militaire de Bugeaud. La deuxième s’est déclenchée en 1870, suite à la défaite de la France face à l’Allemagne. Les réfugiés Alsaciens de cette défaite ont représente le gros lot.
Suite du cours précédent, la typologie des centres de colonisation tente de mettre en évidence cette expérience qui a touché de prés la majorité des algériens. Ces installations forcées et artificielles ont changé l’organisation et le paysage du monde rural algérien.
Une étude de l’organisation d’ensemble de ces créations villageoises est importante pour comprendre l’urbanisme de plusieurs villes d’aujourd’hui. Leur emplacement, leur sécurité vis-à-vis d’une population algérienne rurale, restée hostiles A coté de cela, les composantes de ces villages sont des points essentiels à analyser. Nombre de ces centres sont à l’origine, aujourd’hui de villes moyennes en Algérie.
Structure du cours :
الجمعة، 15 ديسمبر 2017
Cours 1 Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles: Le territoire comme espace de colonisation
Université A.MIRA de Béjaia
Faculté de Technologie
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
Master 1: Histoire de l’architecture en Algérie au XIX et XX siècles
Responsable : Dr Boufassa Sami
Cours n°1 : Le territoire comme espace de colonisation
Résumé :
L’occupation française en Algérie a démarré en 1830 et elle s’est poursuivi dans le sud algérien jusqu’au début du XX siècle. Le territoire algérien a été remodelé par le pouvoir colonial suivant les besoins sécuritaires, politiques, coloniaux et surtout économiques. Le territoire algérien, considérée dés le début comme une nouvelle acquisition nord africaine, a été organisé pour répondre aux besoins d’un nouveau système mis en place, celui du système colonial.
Il s’agit donc, de voir la politique coloniale dans la gestion et l’aménagement du territoire algérien dans son ensemble. L’urbanisation d’une zone et pas une autre, le choix des territoires de colonisation, la densification et la restructuration du littoral algérien, le tracé des routes et ses conséquences sur les structures territoriales et urbaines déjà existantes ; tout ces éléments reflètent une perception nouvelle du pouvoir colonial.
La structure ancienne de l’Algérie est ébranlé dans son ensemble : de la ville en passant par les villages jusqu’aux espaces les plus primitifs, le système colonial a mis en marche un processus de transformation afin de mieux maitriser ces contrées demeurées hostiles à ces façonnements forcées.
Une analyse spatiale qui dépasse l’espace urbain et architectural, c’est celle de la géographie territoriale : un bref aperçu qui va donner un éclaircissement sur le processus de transformation du territoire et dont les conséquences sont perpétuellement visibles
Structure du cours :
- Premières installations
- Le territoire comme espace de colonisation
- Typologie des centres de colonisation
- La ville coloniale du début
- Néo classique
- Art nouveau en Algérie
- Néo mauresque
- Art déco
- Urbanisme moderne
- Architecture moderne
الخميس، 14 ديسمبر 2017
Cours 8 Préservation du patrimoine : La mise en valeur du patrimoine à travers la culture muséographique
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Cours 8 : La mise en valeur du patrimoine à travers la culture muséographique
Définitions :
La muséologie : est la science du musée dans son sens le plus général ; elle englobe tous les types et toutes les formes de musées et tous les aspects sous lesquels le musée peut être perçu.
L’objectif de la muséologie est de:
Prévenir la détérioration des biens culturels;
- participer à la documentation des collections muséales;
- réaliser le montage, l’entretien et le démontage des expositions;
- produire des supports d’objets et des éléments d’exposition en fonction de l’environnement muséal
La muséographie
Est une activité intellectuelle tournée vers l'application pratique, celle qui consiste à définir ou à décrire et analyser la conception d'une exposition (qu'elle soit permanente ou temporaire), sa structure, son fonctionnement. C'est aussi le résultat de cette activité : on parlera de la muséographie d'une exposition pour désigner sa conception, son agencement, sa structure.
- Le muséologue: conçoit le projet, organise l'articulation spatiale, détermine les outils et supports de médiation, son concept/thèmes, ses programmes scientifiques et culturels.
- Le muséographe: répond techniquement aux orientations du muséologue et s’occupe de la mise en oeuvre du programme. présentation des collections, éclairage, construction de panneaux et vitrines, conception graphique, etc.
- La scénographie: Elle regroupe les aspects proprement formels et matériels de l'exposition: couleurs, vitrines, éclairage.. ».
1. Principes et méthodologies appliqués au domaine de la muséologie.
A- La notion de parcours
Le parcours est une succession d'images dotées d'une charge émotionnelle. Les séquences sont rythmées par le déplacement que le visiteur effectue face à des objets immobiles, des événements, des ponctualités signifiantes qui lui sont présentées. Cependant, les principes de circulation se répartissent en trois catégories :- le type linéaire : où les oeuvres sont exposées en respectant un schéma de circulation obligé. Les salles d'expositions sont disposées sur un seul côté ou alors sont distribuées de par et d'autre d'une artère principale.
- le type circulaire : un espace central articule les espaces d'exposition dans sa périphérie. Le public a la liberté de choisir l'itinéraire de sa visite.
- le type labyrinthique : une série d'espaces différenciés, bien qu'enchaînés les uns aux autres, n'impose aucune contrainte de circulation.
Pour maximiser le choix, la liberté de l'usager, le parcours sera tantôt linéaire, tantôt circulaire et tantôt de type labyrinthe. De cette manière, on variera le parcours. Le visiteur est, par conséquent, pris en charge, par moment, et contraint à choisir son itinéraire, par d'autres.
B- La notion de lumière et d'éclairage muséographique
L'espace du musée a besoin de lumière, or celle-ci doit être contrôlée, travaillée comme partie intégrante du programme.
De même que pour la notion d'ouverture et de fermeture, la lumière doit se plier aux exigences fonctionnelles et programmatiques. C'est pourquoi nous aurons trois types d'éclairages :
- La lumière naturelle, si elle anime les espaces, a aussi une action destructrice sur certains matériaux. Certaines précautions sont indispensables, notamment de faire obstacle aux rayons infrarouges et ultraviolets. Cette lumière, si elle ne peut être admise dans les espaces d'exposition est vivement conseillée dans les espaces de circulation / distribution (hall d'information, escaliers, rampes, etc.). Ces mêmes espaces peuvent capter la lumière et la redistribuer en second jour, dans les salles d'exposition.
- La lumière diffuse, par contre, permet des conditions de conservation acceptables. Elle est créée directement en sélectionnant la lumière du nord, ou bien pour réflexion de la lumière directe sur une surface.
- La lumière artificielle Elle permet de réguler l'éclairement de l'objet exposé, qui peut être placé indifféremment.
La place du musée dans la société :
Le musée n'existe socialement que par deux composantes : la collection et le bâtiment. Le musée est toujours une institution politique qui apporte consécration académique, culturelle et sociale, mais elle opprime ce caractère en amplifiant celui d'entreprise commerciale. Cette transformation de cette institution en une autre qui revêt un aspect commercial ou on l'apparente à un lieu de consommation se traduisant par un développement des services et des espaces destinés au public comme les boutiques, les cafétérias.
Cours 7 Préservation du patrimoine : La valorisation patrimoniale et le développement durable.
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Cours 7 : La valorisation patrimoniale et le développement durable
1. Le patrimoine, élément moteur de développement durable.
QUE FAIT-ON DANS LE CADRE DES POLITIQUES LOCALES DE DÉVELOPPEMENT ?
Plusieurs actions peuvent être menées dans le cadre d’une politique de développement local : l’agriculture, le tourisme, les équipements publics, les communications… sont autant de facteurs de développement.
Le souci de contrôler l’utilisation des ressources du sol et de l’environnement a d’abord conduit à inscrire la protection du patrimoine naturel comme une priorité des initiatives de développement durable.
UNE NOUVELLE CONCEPTION DU PATRIMOINE CULTUREL.
Jusqu’à ces toutes dernières années, la définition du patrimoine culturel était restrictive :
- Sites, édifices et objets prestigieux,
- Patrimoine vernaculaire disséminé dans les campagnes considéré plutôt comme une partie intégrante d’un paysage.
Aujourd’hui, nous en avons une acception plus large dans la mesure où sont également pris en compte les éléments matériels ou immatériels qui témoignent des relations particulières qu’une communauté humaine a instaurées au cours de l’Histoire avec son territoire :
- Des paysages marqués par l’empreinte des activités humaines,
- Des techniques et des savoir-faire qui ont par exemple donné une touche particulière aux paysages
- Des parlers locaux, des musiques, une littérature orale issue de traditions non écrites,
- Certaines coutumes, traditions particulières (processions religieuses par exemple).
DE MULTIPLES RAISONS DE VALORISER LE PATRIMOINE.
Valoriser un patrimoine c’est – et on le pense en premier lieu – en attendre des retombées économiques par le biais du tourisme et de ses dérivés (structures d’accueil, commerces, etc…) mais c’est aussi ancrer une population dans son histoire et lui donner une fierté par la reconnaissance de ses racines et de son identité. Ce peut encore, en dernier lieu, en faire un appui pédagogique pour la transmission des savoirs.
LE PATRIMOINE PEUT S’INTÉGRER DANS UNE DÉMARCHE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE SOUS CERTAINES CONDITIONS.
Même reconnue comme richesse, la diversité des domaines concernés par le patrimoine ne suffit pas à en faire ipso-facto un support de développement. La ressource n’est que potentielle. Pour qu’elle s’intègre à une démarche de développement durable, trois conditions s’avèrent nécessaires :
- La première, évidente, est que ce patrimoine ne disparaisse pas (nécessité de la conservation),
- La seconde est qu’un usage approprié lui soit trouvé pour le faire vivre, pour qu’il devienne facteur de développement (quelle est sa valeur ?),
- La troisième est que sa valorisation s’intègre dans un processus global et qu’il devienne ainsi moteur de développement.
QUELLE METHODE D’EVALUATION POUR LE PATRIMOINE ?
Les deux méthodes ADEP et nombre de fréquentation nous paraissent les plus adéquats à utiliser dans ce cadre de site patrimonial archéologique et dans un contexte de pays en voie de développement.
1- La Méthode d’analyse de la Dimension Economique du Patrimoine
La méthode ADEP nous semble intéressante à appliquer afin d’analyser la valeur économique de notre site archéologique en question. Cela nous permettra de mesurer les retombées économiques d’une valorisation (privée ou étatique) de ces sites : le coûts et les avantages (directs et indirects) d’un investissement dans le domaine du patrimoine.
2- Exercice de coût de déplacement et analyse de la fréquentation sur le site
Cette analyse nous permettra de mieux connaître le touriste qui fréquente ces sites ainsi que son avis sur aussi bien les problèmes qui menacent un tel site que la possibilité de le valoriser davantage. Un questionnaire fréquentation du site va donc âtre élaboré.
Cette méthode est basée essentiellement sur l’observation du comportement des individus et la révélation de leurs préférences.
En deuxième lieu on tentera de traiter cette évaluation tout en ayant comme méthodologie l’estimation d’une fonction de demande sur le site à partir des enquêtes menées au près des visiteurs sur le nombre de visites qu’ils effectuent en fonction des coûts qu’ils dépensent pour y accéder, le revenu mensuel de chaque visiteur, et ceci en fonction des zones classées par ordre de distance moyenne d’accès. Et là on essayera d’établir les effets relatifs des différents facteurs explicatifs sur la demande de visite (effet coût, effet revenu, effet niveau d’instruction, effet zone...)
3- Le consentement à payer CAP des usagers de ce patrimoine :
Les individus qui fréquentent le site patrimonial dans un but essentiellement de découverte et récréatif tout comme les professionnels sont, selon nous, considérés comme des usagers présentant une certaine familiarité avec notre bien à évaluer. On a donc jugé essentiel de mener des enquêtes auprès des usagers de ce patrimoine. Un questionnaire catégories professionnelle sera adressé aux personnes qui tirent profit de ce patrimoine : agences de voyages et guides, personnes privés, sociétés de tourismes, artisans, hôtels restaurants…..
C’est la perception des droits et devoirs envers ce patrimoine. Il s’agit de mettre en évidence que les processus de valorisation de ce patrimoine sont le résultat direct des jeux des différents acteurs sur ce milieu.
Cours 6 Préservation du patrimoine : Le patrimoine architectural : Analyse et Diagnostic
Universié de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Cours 6 : Le patrimoine architectural : Analyse et Diagnostic
1. Définition de base :
La monographie historique est d’abord « Témoignage ». Elle est avant tout recherche et exposition des faits objectifs du passé, mais surtout sélection, ordonnancement, classification et interprétation critique.
Elle offre des instruments méthodologiques de lecture, d’interprétation et d’intervention nécessaires pour nous pour opérer dans le présent dans le respect absolu du bien historique.
Cette dernière constitue dés lors, le premier jalon dans le cycle de la préservation/ mise en valeur du patrimoine historique.
Le moment de comparaison est un moment crucial pour mettre en exergue les spécificités du cas d’étude par rapport aux affinités générales des autres cas d’espèces.
En général, nous répartissons les différents moments du projet de valorisation du bien historique en quatre phases distinctes.
1ere Phase : La Connaissance.
La finalité de cette phase n’est pas uniquement une collecte de données, mais plutôt une sélection des informations recueillies des diverses sources de l’information. Le but serait ainsi la distinction dans l’ensemble de cette compilation d’informations, l’articulation évidente que compose l’échelle d’information.
2e Phase : L’analyse et l’évaluation (Le Diagnostic).
Cette phase définie par un diagnostic est un moment analytique primordial, nous conduisant vers des choix projectuels objectifs et scientifiques.
Le but ici serait de retrouver les parties authentiques à évidences archéologiques et la compréhension de la mécanique des transformations des composants divers du bien historique, afin d’agir sur les possibilités de sauvegarde et de mise en valeur de cet héritage historique.
La définition du processus évolutif des structures bâties et leurs catégories de transformations définiront le degré de permanence ou de transformation du bien historique.
La distinction de l’appartenance des stratifications du bâti et l’art de bâtir des diverses époques historiques dans le cas d’étude, définira le rapport : Typologie bâtie / Morphologie constructive pour l’évaluation du degré de permanence ou de transformation du bien étudié.
3e Phase : Le Choix.
La finalité de cette phase demeure la construction d’une proposition du projet dans ses différentes alternatives et options (Les 4 R), afin de déterminer les objectifs et le niveau de son intervention.
4e Phase : Le projet.
Cette phase instituera toutes les recommandations projectuelles requises pour tous les niveaux d’échelles choisies, depuis la restauration jusqu’à la réhabilitation.
1. Les outils de la monographie architecturale: L’analyse historiographique d’un monument.
Le caractère d’un monument historique, englobant plusieurs références historiques, culturelles et architecturales, devient un répertoire à récits pluriels. Il demeure par conséquent :
- Un des témoignages historiques et culturels que la société devra se réapproprier.
- Une référence pour la réinterprétation de la thématique : Ancien / Nouveau dans la production du nouveau cadre bâti.
A. Typologie des relevés.
Le postulat méthodologique de la monographie architecturale, stipule que : « Le relevé architectural demeure un outil d’investigation et d’interprétation et non seulement de représentation graphique ».
B. L’analyse: historique, iconographique, architecturale, stylistique.
A cet effet, l’analyse interprétative et critique de l’oeuvre, engagée sur un monument, envisagera la reconnaissance de :
- L’oeuvre architecturale par une observation minutieuse et un examen direct à travers ses relevés d’état des lieux, en vue d’élaborer un bon projet de sauvegarde.
- L’inscription de l’architecture de l’objet d’étude dans des structures géométriques et stylistiques déterminées.
- Exemple d’un tableau théorique de périodisation historique.
- Déceler dans la filiation des éléments culturels la transmission des éléments du langage architectural d’une civilisation donnée et ses influences diverses exercées sur l’objet d’étude.
- Reconnaître l’apport d’une culture architecturale « Majeure » importée et la spécificité d’un savoir-faire local.
La monographie architecturale doit reconnaître :
- Les critères d’implantation du monument et les transformations survenues dans le temps.
- Les propriétés fonctionnelles et métriques.
- Les caractéristiques volumétriques : Analyse de la morphologie des masses.
- Les matériaux et les techniques constructives et analyse des états de dégradation.
- Les caractéristiques stylistiques et apports décoratifs.
2. L’analyse typo-morphologique appliquée à la connaissance du patrimoine historique.
La typo-morphologie est un moyen de connaissance pour appréhender la ville et son architecture dans son évolution historique, et pour comprendre la complexité des phénomènes urbains actuels en saisissant leurs mécanismes de formation et de transformation.
La fonction essentielle de l’analyse typo-morphologique se situe à trois niveaux de connaissance :
- Le Descriptif.
- L’Interrogatif.
- L’Explicatif.
La typo-morphologie est un instrument de lecture indispensable qui permet une identification et une connaissance fine des tissus historiques et des édifices de base ou spécialisés.
Les enjeux pratiques d’une telle analyse dans le domaine du patrimoine historique, demeurent :
- La restitution historico morphologique comme instrument de lecture des permanences structurales.
- L’évaluation du processus évolutif du bâti et ses catégories de transformation.
- La reconnaissance des corrélations de base « métriques et architecturales » qui s’établissent entre le bâti résidentiel et les édifices publics.
Cours 5 Préservation du patrimoine : Identification des valeurs et dimensions patrimoniales Cas : le patrimoine Algérien: pour quels critères d’évaluation ?
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Cours 5 : Identification des valeurs et dimensions patrimoniales
Cas : le patrimoine Algérien: pour quels critères d’évaluation ?
Pourquoi préserver le patrimoine?
- Dimension culturelle
- Identité culturelle et mémoire collective (fierté culturelle, repères identitaires).
- Identité spatiale (place identité), et identités historiques des lieux.
- Cohésion sociale et co-existence culturelle.
- Célébration de la diversité culturelle.
- Dimension économique
- Tourisme (et plus spécifiquement tourisme culturel) : Elément de marketing urbain (attractivité des villes)
- Création d’emploi
- Glocalisation (tradition & innovation)
- Durabilité économique
- Compétition dans/entre les villes
- Réhabilitation économique des aires urbaines/ régénération urbaine
- Dimension politique
- Identité politique, souveraineté de l’Etat, souveraineté territoriale/spatiale
- Renforce le nationalisme
- Symbole d’une fierté politique
- Objet de réconciliation politique en période de post-conflit
- Preuves matérielles d’un passée douloureux (colonialisme/post-colonialisme)
- Instrument de pression (mouvements des droits de l’homme)
Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l’évolution du concept même de patrimoine mondial.
Jusqu’à la fin de 2004, les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de six critères culturels et quatre critères naturels. Avec l’adoption de la version révisée des orientations, il n’existe plus qu’un ensemble unique de dix ocritères.
La protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes.
Les Critères de sélection adoptés par le comité du patrimoine modial de l’UNESCO : (à ne pas apprendre !)
- représenter un chef-d'oeuvre du génie créateur humain ;
- témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;
- apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue;
- offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ;
- être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;
- être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères);
- représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;
- être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;
- être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;
- contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.
- Suite à un état des lieux sur le thème de l’identification du patrimoine culturel en Algérie, nous pouvons développer une vision prospective sur le contenu des critères d’évaluation du patrimoine culturel qui seraient selon nous capables de prendre en charge les spécificités voire les aménités régionales ou locales des patrimoines nationaux.
Nous devons tout d’abord dresser un état des lieux général faisant allusion à ces aspects :
Le manque d’adaptation de la discipline de l’identification du patrimoine culturel face à l’opposition des philosophies universelles promulguées à travers les différentes conventions et chartes internationales. (Contenus génériques des critères d’évaluations usités en général).
L’absence de nouvelles connaissances et de nouvelles méthodes interdisciplinaires en réponse aux nouvelles valeurs pouvant être spécifiques.
Proposer une gamme de valeurs plus variée en expliquant leurs contenus respectifs. A titre indicatif, nous proposons ceux-ci :
Les quatre valeurs d’appréciation usuelles du patrimoine historique sont :
- La valeur historique : Le respect des apports successifs du temps, nous conduit à conserver les marques de la diversité historique en tant que témoignages de la vie du monument ou d’un site qu'il convient de préserver.
- La valeur architecturale : Le caractère d’un monument historique, englobant plusieurs références historiques, culturelles et architecturales, devient un répertoire à récits pluriels. Il demeure par conséquent, un des témoignages historiques et culturels que la société devra se réapproprier, et une référence pour l’illustration artistique d’un savoir-faire d’une communauté.
- La valeur esthétique : L’attention, autrefois concentrée sur les édifices les plus prestigieux, se porte de plus en plus aujourd'hui vers des aspects nouveaux de notre patrimoine : bâtiments ruraux ou industriels. On protège aujourd'hui même les oeuvres contemporaines d’illustres architectes. La description du style architectural du bien historique tend vers une reconnaissance des codes architecturaux de l’objet inhérents à une époque esthétique, émanant d’une société donnée à une période historique donnée. Cette valeur d’appréciation demeure un moyen de reconnaissance des caractères formels, matériels et ornementaux, caractéristiques d’un âge ou d’une période de développement historique.
- La valeur d’usage : La pérennité des fonctions d’origine dans certains monuments ou le maintien des modes sociaux dans certains sites historique témoigne du maintien du caractère du lieu et de sa vocation malgré les injures de l’action de la modernité sur eux.
الأربعاء، 13 ديسمبر 2017
Cours 4 Préservation du patrimoine : L’usage de la « CULTURE et de l’identité» dans la notion de patrimoine
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architecturalMelle M. OUARET - 2015
Cours 4 : L’usage de la « CULTURE et de l’identité» dans la notion de patrimoine
Définition du concept de la « Culture » et de « l’identité »
La nature de la « culture » :
Amos Rapoport soutient l’idée que la « Culture », n’est pas un « Objet », mais une idée, un concept, une construction : « Un label pour beaucoup d’objets auxquels les gens y pensent, y croient ».E.Taylor (1871) qui stipule que la culture est : « l’ensemble du complexe, incluant la connaissance, la croyance, l’art, le droit, la morale, les coutumes, aussi d’autres capacités et habitudes acquises par l’individu en tant que membre de la société ».
Kroeber et Kluckhohn, dès 1952, ont dressé l’inventaire des multiples manières d’utiliser le terme « culture » depuis le XVIIIe siècle.
Deux types de définitions peuvent être retenus de leur recensement :
- Une définition restreinte, restrictive même, qui utilise le terme de culture pour la description de l’organisation symbolique d’un groupe, de la transmission de cette organisation et de l’ensemble des valeurs étayant la représentation que le groupe se fait de lui-même, de ses rapports avec les autres groupes et de ses rapports avec l’univers naturel.
- Une définition plus large, reprenant en partie celle de Taylor, utilise le terme de culture aussi bien pour décrire les coutumes, les croyances, la langue, les idées, les goûts esthétiques et la connaissance technique de l’organisation et de l’environnement total de l’homme,
De cette question : « Qu’est ce la culture ? », Rapoport. A (2003) est parti reconnaître trois
types de définitions :
types de définitions :
- La première catégorie de définitions : décrit la culture comme étant le mode de vie d’une société, intégrant leur idéaux, normes, règles, comportements habituels,…
- La seconde catégorie : la définie comme un système de conceptions des choses, transmis symboliquement à travers les différentes générations, par le biais d’une acculturation des immigrants, ou d’une socialisation des enfants. Cette transmission s’effectue à travers le langage par exemple, mais aussi à travers l’environnement bâti et ses appropriations.
- La troisième catégorie : définit la culture comme étant l’ensemble des significations des diverses adaptations écologiques, l’usage des ressources, c'est-à-dire l’exploitation des divers eco-systémes pour le bien être des habitants.
En détruisant le symbole de l’identité d’autrui, on essaye d’effacer sa mémoire, de nier son existence
Détruire le patrimoine de l’ennemi, constitue « Une cible toute désignée » (Audrerie 2003).
- Exemple de la reconstruction de la capitale Beyrouth au Liban, de Tyr après l’invasion israélienne en 1983
Qu’est ce qui forme l’identité culturelle?
- Dans Questions of Cultural Identity, Stuart Hall (1996) considère que ces composantes identitaires telle que la race, l’appartenance ethnique, classe, nationalité, genre, etc commencent à céder la place à de nouvelles formes d’identification qui fragmentent l’individu.
La mémoire
- En psychologie, la mémoire est l’habilité mentale d’un organisme à stocker l’information, la conserver et la réutiliser (s’en souvenir).
- Aujourd’hui les études sur la mémoire sont conduites sous le volet de la discipline de la neuroscience cognitive (psychologie cognitive & neuroscience).
Cours 3 Préservation du patrimoine : l’évolution législative et réglementaire du patrimoine à travers les chartes internationales dans le monde
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Cours 3 : l’évolution législative et réglementaire du patrimoine à travers les chartes internationales dans le monde
Définitions :
Qu’est ce que le patrimoine?
Le patrimoine est une notion tirée du latin, et qui signifie héritage familial.
Aujourd’hui, le concept est considéré comme définissant un héritage légué par une génération précédente à la génération présente, qui doit le transmettre intacte aux générations futures.
« L’expression qui désigne un fond destiné à la jouissance d’une communauté élargie aux dimensions planétaires et constitue par l’accumulation continue d’une diversité d’objets qui rassemble leur commune appartenance au passé : œuvres et chefs d’œuvres des beaux arts et des arts appliqués, travaux et produits de tous les savoirs faire des humains ». Choay. F (1992) : « l’Allégorie du patrimoine ». Edition Du Seuil, Paris. P 9.
Le patrimoine CULTUREL?
« La notion de patrimoine culturel englobait traditionnellement les monuments et sites et tenait surtout compte de leurs valeurs esthétiques et historiques. Aujourd’hui, les monuments sont également considérés par leurs valeurs symboliques, sociales, culturelles et économiques. Les éléments intangibles ne sont plus ignorés et de nouvelles catégories sont apparues ».UNESCO (2003) : « Nouvelles notions du patrimoine : Itinéraires culturels ».
Le paysage CULTUREL?
(l'UNESCO) définit les paysages culturels comme :
« œuvres combinées de la nature et de l'homme. Ils demeurent l'illustration de l'évolution du temps et de la société. Sous l'influence des contraintes physiques et/ou des forces sociales, économiques et culturelles successives- indogenes ou exogènes- ces derniers requièrent des valeurs d’héritages spécifiques ».
La conférence d’Athènes de 1931
Ce fut la première conférence consacrée à la conservation et la protection des monuments
historiques
« Chargées d’un message spirituel du passé, les œuvres monumentales des peuples demeurent dans la vie présente le témoignage vivant de leurs traditions séculaires. L’humanité, qui prend chaque jour conscience de l’unité des valeurs, les considère comme un patrimoine commun et, vis-à-vis des générations futures, se reconnaît solidairement responsable de leur sauvegarde. Elle se doit de les leur transmettre dans toute la richesse de leur authenticité ».
(Office international des musées (1933) :
« La Charte d’Athènes sur la conservation des monuments d’art et d’histoire. Athènes 1931 ». Introduction, P1 )
Elle donne une première forme aux deux principes fondamentaux de la conservation des
monuments historiques :
- L’authenticité : Signifie que la restauration doit se subordonner à la vérité archéologique en recherchant une réalité historique incontestable.
- Le respect des apports successifs du temps: La charte recommande de: « respecter dans la construction des édifices le caractère et la physionomie des villes, surtout dans le voisinage des monuments anciens, dont l’entourage doit être l’objet de soins particuliers. Même certains ensembles, certaines perspectives particulièrement pittoresque, doivent être préservées ». Office international des musées (1933) : « La Charte d’Athènes sur la conservation des monuments d’art et d’histoire. Athènes 1931 ». ( Introduction, P2 )
La convention de La Haye en 1954
Elle définie la protection des biens culturels en cas de conflits armés.
Mieux définir le concept de restauration. Car, le principe était devenu synonyme à la reconstruction à « l’identique » ou à l’abandon de « la ruine ».
1962
- Les recommandations publiées par l’UNESCO le 11-12- 1962, relatives à la sauvegarde des beautés des paysages.
- André Malraux promulgue une loi (1962) relative à la conservation et l’aménagement des zones urbaines historiques, incluant le site classé et ses abords, appelé : Secteurs sauvegardés. (Loi sur les secteurs sauvegardés du 4 Août 1962).
LA CHARTE DE VENISE 1964
- Formulation des orientations générales aux problèmes concrets de l’entretien des monuments et leurs rôles dans la société.
- Le second congrès de Venise en 1964 est venu élargir la portée philosophique du premier document de la charte d’Athènes, en redéfinissant les concepts.
Le bien culturel fut redéfini dans l’article N° 1, comme suit :
« La notion de monument historique comprend la création architecturale isolée, aussi bien que le site urbain ou rural qui porte des témoignages d’une civilisation particulière, d’une évolution significative ou d’événement historique. Elle s’étend non seulement aux grandes créations mais aussi aux œuvres modestes qui ont acquis avec le temps une signification culturelle »
« Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites ». (Venise, 1964, Actes du congrès international des architectes et des techniciens des monuments historiques. )
La convention internationale sur la protection du patrimoine mondial naturel et culturel 1972
Les deux aspects novateurs ramenés par cette convention sont comme suit :
Le rapport intrinsèque établi, par conséquent entre le patrimoine naturel et culturel, pour son intégration à tous les niveaux de la planification (urbanistiques, sectorielles, …).
La disposition d’un cadre légal juridico administratif et financier, qui incombent aux gestionnaires des sites portés sur la liste du patrimoine mondial, des devoirs de protection et de mise en valeur plus efficaces.
« Convention internationale sur la protection du patrimoine mondial naturel et culturel, adoptée le : 16-11- 1972. Celle-ci est ratifiée en date du 30-06-1994 par 137 états membres».
Convention d’AMSTERDAM 1975
La convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique dite « Convention de Londres », révisée à Malte en 1992:
Plaider sur la nécessaire articulation du projet de sauvegarde des biens archéologiques au processus de la planification territoriale avec l’élaboration des études d’impact de tout projet sur l’environnement.
Convention européenne des paysages à Florence 2000:
« Le paysage résulte de la conjonction de multiples facteurs, tant naturels que culturels, qui ont évolué dans l’espace et dans le temps, qui se poursuivent par des processus dynamiques perçus par l’homme de façon variée.En Europe, il forme un tout, incluant tout autant l’image des activités socio-économiques ou culturelles que celles des espaces vitaux et de leurs composantes naturelles telles que la faune et la flore ».
La conférence internationale « Patrimoine- Technologie et Développement Local » à Ename en Flandre Orientale, en Septembre 2002
Définissant des directives internationales pour l’authenticité, l’intégrité intellectuelle et le soutien au développement durable de la présentation au public des monuments et sites archéologiques.
Les quatre sections principales proposées dans cette charte d’Ename sont :
- Directives et normes professionnelles.
- Planning, budget et gestion.
- Aspects touristiques.
- Patrimoine et éducation.
En 2002
Une charte euro- méditerranéenne sur la valorisation intégrée du patrimoine culturel, a été adoptée à Rome lors de la conférence finale du projet PISA (Programmation Intégrée dans les Sites Archéologiques).
Elle stipule dans son article 04 qu’ :
« Afin de soutenir le développement local fondé sur la valorisation du patrimoine culturel, il est nécessaire de définir une nouvelle stratégie de gestion du patrimoine culturel en utilisant l’outil de la programmation intégrée »
La recherche action PISA a démarré de la thèse selon laquelle les opportunités de développement local durable basé sur la valorisation intégrée du patrimoine archéologique en adéquation avec la réalité socioculturelle, économique et politique du territoire de référence, existent mais ne sont pas exploitées.
La recherche action PISA avait contribué à :
- Vérifier la possible intégration « managmentale » entre le patrimoine archéologique, le territoire et l’économie locale sur lesquelles s’insère ce patrimoine.
- Approfondir les techniques d’analyses sur l’approche intégrée aux sites archéologiques du point de vue de leur conservation, gestion et valorisation.
- Identifier des actions ponctuelles intermédiaires et esquisser la nature et le programme du projet-pilote retenu dans ce but.
Cours 2 Préservation du patrimoine : Genèse et évolution de la notion du patrimoine architectural
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015
Cours 2 : Genèse et évolution de la notion du patrimoine architectural

Chronologie historique :
A l'époque médiévale, on assiste à une répression de la législation romaine, celle qui fut dressée pour discerner les propriétés publiques de celles privées, car on en note un désintéressement quasi total de la société pour le patrimoine historique. Dès lors une grande destruction des monuments et édifices fut entamée afin de récupérer les matériaux de construction pour les constructions ultérieures.
La renaissance allait introduire une nouvelle pratique avec la réinterprétation des œuvres du passé. Pour Alberti, on pouvait améliorer certains bâtiments en leur donnant une application par un enrobage.
Cette attitude continuait jusqu'au 15ème siècle. Il fallait attendre l'année 1624 pour assister à la diffusion d'une réglementation prévisionnelle décrétée par le Cardinal ALDO BRANDINI, qui obligeait la prédisposition d'un permis de construction dans le cas où on utiliserait ces deux matériaux: le marbre et le métal.
En France, ce fut à la suite d’un long processus de dégradation des édifices civils et religieux ; correspondant aux destructions de la révolution de 1789 et au vandalisme des premières décennies du 19e siècle, que le concept de restauration va connaître son évolution la plus rapide. Déjà, une convention fut proclamée sur le principe de l’intervention sur les monuments par l’état, ce qui avait nécessité la mise en place d’un appareil administratif au service de la conservation. Il revenait à la monarchie de juillet de réaliser ce programme, en s’appuyant sur le mouvement d’opinion, favorable à l’histoire nationale et à l’art médiéval.
Un nouveau comportement envers le patrimoine historique et architectural fut marqué après 1850, car grâce à l'expérience acquise à Pompéi, la prise de conscience historique due au besoin de témoignages et valeurs historiques, et la signification d'ancienneté, nous a amenés à noter en ce moment dans la pratique de la conservation deux tendances carrément opposées qui sont celles de:
Les différentes écoles de pensées.
1) La théorie de VIOLLET-LE-DUC
"La restauration est l'unique possibilité pour l'édifice décidant de revivre et de retrouver sa valeur et sa signification. On peut rétablir l'aspect en reproduisant des parties manquantes dont le témoignage nous est parvenu de façon certaine, qui a sacrifié la valeur romantique imprimée sur le corps du bâtiment par les signes du temps. Ses interventions de restauration se caractérisèrent donc comme étant stylistiques et artistiques.
2) La théorie de John RUSKIN
"Prenez soin de vos monuments et vous n'aurez pas besoin de restaurer (...). Veillez d'un oeil attentif sur un vieil édifice (...) bardez-le de fer lorsqu'il se désagrège, soutenez-le à l'aide de poutres lorsqu'il s'affaisse, ne vous souciez pas de la laideur du secours que vous lui apportez: il vaut mieux boiter que de perdre une jambe".
Il faut donc éviter de restaurer, car l'édifice court le risque de sortir falsifié . Pour RUSKIN, la valeur des monuments réside surtout dans leur authenticité, que l'on ne peut pas séparer de l'état de décadence dans laquelle se trouve la matière de l'édifice à cause des injures du temps. Ses interventions de maintenance n'écartaient donc pas l'évolution du monument dans son ère.
Cependant l'époque qui a suivi dura jusqu'aux années 1920-1930. Cette période se caractérisa par une production éclectique et historiciste qui n'a pas travaillé à vraie dire le bien culturel, puisqu'il y avait cette prédominance d'une époque historique sur l'autre.
A cet effet, il fallait attendre le 20 Juin 1909 pour décréter la loi n. 364 sur les principes fondamentaux sur lesquels se basent les normes actuelles de la conservation du patrimoine historique.
En 1931, la charte d'Athènes a eu un grand mérite aux monuments historiques isolés, par la reconsidération de toutes leurs valeurs, tout type confondu, de l'œuvre monumentale à l'édifice mineur; pris comme témoignages d'une civilisation.
La charte d'Athènes incitait à la conservation de l'objet unitaire dans le but de sa revalorisation dans son contexte global.
La charte suivante de restauration de Venise, en 1964, avait élaboré pour la première fois un cadre institutionnel régissant internationalement la pratique de la conservation et de la restauration.
Afin de décrire d'une manière globale l'évolution des concepts qui inspirent la pratique de la conservation des monuments et sites historiques, on a décidé de les ramener ici schématiquement en ces quelques points:
- L'histoire de la conservation en Europe, à partir du 19ème siècle, commença par l'introduction progressive des lois et règlements de sauvegarde et la création d'organismes à diverses échelles, qui veillaient au recensement et à la restauration de ces biens historiques.
- La tutelle de la ville historique en Italie, dans son ensemble, se fait jour peu à peu à l'issue des activités de Gustavo GIOVANNONI (1873-1947) où quelques cas d'expériences s'opèrent dans les années 30, par exemple la réhabilitation de quelques quartiers dans la ville de Sienne et de Bergame. ils instaurèrent une nouvelle tradition.
- Les PRECEPTES de GUSTAVO GIOvannoni (1873 -1947): notion de patrimoine urbain accorder une valeur monumentale et valeur d’usage aux ensembles urbains anciens.
Ambiente (Esprit historique des lieux) « Genius loci » ==> Architecture « majeure » + Ses abords
Conclusion :
Développement de discipline de sauvegarde comprenant non pas
" la seule conservation de l'édifice mais sa réinsertion dans le cycle vital de l'utilisation actuelle, sa réintégration dans le contexte d'un organisme (la ville et l'environnement) en cours de transformation" F. GIOVANETTI


































